Petit chat malade

08 décembre 2017

Sans frontière à Malte

Il y a quelques jours, lors d'un incentive à Malte, j'ai eu l'occasion de tester un casque de réalité virtuelle. J'en avais envie depuis pas mal de temps déjà, alors je peux vous dire que je ne me suis pas fait prier lorsqu'on me l'a proposé. Et en fin de compte, je dois dire que je serais bien reparti avec le casque dans mes bagages ! J'ai été impressionné de bout en bout par l'expérience. C'est simple : j'envisage de me faire offrir un de ces casques pour mon anniversaire (famille, si tu lis ces lignes...). J'ai longtemps eu du mal à déterminer si cette technologie était gadget ou non, si elle allait retomber comme une soufflé, à la manière des téléviseurs 3D (une belle arnarque que celle-là, d'ailleurs). Bref, comme beaucoup de gens, j'étais dans l'expectative. Mais croyez-moi, si vous n'avez jamais goûté aux joies de la réalité virtuelle, vous risquez d'être surpris. C'est si immersif que c'en est troublant. Non pas pour la qualité d'image, car la résolution est encore un peu faible, de ce côté. Mais la sensation d'immersion, en revanche, est bien présente. Elle est même si intense que vous avez véritablement le sentiment de marcher dans cette réalité. J'ai vécu de multiples expériences VR lors de cet incentive (généralement de petits jeux pour tester les possibilités de cette technologie), mais ce qui nous a fait le plus d'effet, à mes collègues et moi, reste l'expérimentation d'un survival horror FPS où il fallait se promener dans un couloir. Des choses de plus en plus glauques et inquiétantes s'y produisaient. Et même si ce n'était qu'un jeu, je peux vous assurer que tous ceux qui l'ont testé ont beuglé pour de bon lorsqu'une porte claquait dans leur dos ! Moi le premier, d'ailleurs ! La VR va à l'évidence tout changer. Parce que contrairement à ce qui se passe devant un écran, vous vous retrouvez complètement seul dans une autre réalité, avec un casque. Et c'est une révolution aussi alarmante qu'excitante. Soit dit en passant, j'ai aussi bien apprécié cet incentive. Je vous mets en lien l'agence qui nous l'a proposé. Retrouvez toutes les infos sur cette activité incentive à Malte en suivant le lien.

Posté par vretaux à 16:05 - Permalien [#]
Tags : ,

Mesurer l’intensité de la concurrence des zones monétaires sur les entreprises françaises

En dehors de l’impact des variations de change entre l’euro et le dollar, les différents secteurs d’activité peuvent être plus ou moins exposés aux variations de change entre l’euro et les différentes monnaies selon l’origine géographique des concurrents. Concernant les entreprises françaises, on divise l’appartenance géographique des concurrents en trois zones : la zone euro, la zone dollar et la zone yen (constitué en fait uniquement du Japon). Outre le pays émetteur de la monnaie en question (zone euro, États-Unis et Japon), on regroupe les différents pays en zones d’influence. Cette répartition est faite ici de manière un peu arbitraire, mais en se basant sur l’accroche plus explicite des monnaies par rapport aux trois principales monnaies. À l’importation, l’exposition des différents secteurs est estimée simplement à partir de la structure des importations par pays ou zone d’origine. À l’exportation, l’intensité de la concurrence est calculée en deux étapes, selon un système dit à double pondération : on identifie d’abord le poids chaque concurrent sur chacun des marchés à l’exportation de la France, puis on pondère par le poids de chaque marché dans les exportations françaises. À l’exportation, les entreprises françaises sont plutôt confrontées, en moyenne, à des concurrents de la zone euro, surtout lorsque l’on utilise ce terme dans une acception plus large c’est-à-dire en intégrant des pays dont la monnaie est plus ou moins explicitement rattachée à l’euro Parmi les secteurs les plus soumis à la concurrence de la zone dollar figurent à la fois des secteurs de haute technologie (armement, aéronautique, filière électronique), mais aussi des secteurs plus traditionnels en liaison avec le poids des pays émergents. Dans des secteurs de moyenne technologie, la concurrence reste surtout européenne (automobile, certaines branches de la filière mécanique). Le Japon est un concurrent important dans quelques secteurs (optique, machines-outils). Sur le marché intérieur, la structure de la concurrence est assez proche de celle observée sur les marchés tiers.

Posté par vretaux à 08:48 - Permalien [#]
20 novembre 2017

Le cancer du sein en France

Le cancer du sein est le cancer féminin le plus diagnostiqué en France. On estime à environ 49 000 le nombre de nouveaux cas de cancer du sein « invasif » pour l’année 2012. Les estimations départementales montrent des variations géographiques très modérées. L’incidence a beaucoup augmenté entre 1980 et 2005 pour ensuite se stabiliser. Le cancer du sein est un cancer de bon pronostic. Le taux de mortalité baisse depuis 1995 avec 11 886 décès estimés pour l’année 2012. La survie nette1 à 5 ans s’est améliorée au cours du temps, passant de 80 % pour les femmes diagnostiquées en 1989-1993 à 88 % pour celles diagnostiquées en 2005-2010. La France se situe parmi les pays avec les taux de survie les plus élevés d’Europe. L’augmentation de l’incidence du cancer du sein observée depuis des décennies est vraisemblablement liée aux changements dans les modes de vie des femmes. Outre l’âge, ses facteurs de risque connus sont soit d’origine hormonale et reproductive (âge à la puberté, nombre d’enfants, âge à la première grossesse, allaitement), soit liés aux modes de vie (utilisation d’un traitement hormonal, surpoids, consommation d’alcool, travail de nuit, tabagisme) ou à l’environnement (exposition aux rayonnements ionisants), soit encore à une prédisposition génétique ou un antécédent personnel de pathologie mammaire. L’arrêt de l’utilisation massive de traitements hormonaux substitutifs par les femmes âgées de 50 à 70 ans à partir du début des années 2000 est sans doute responsable de la rupture de tendance de l’incidence observée autour de l’année 2005. La pratique de dépistage a pu également influencer les tendances de l’incidence. Le programme de dépistage organisé du cancer du sein s’adresse à toutes les femmes âgées de 50 à 74 ans en proposant tous les deux ans une mammographie : deux incidences par sein, un bilan diagnostic immédiat en cas de résultat positif et une deuxième lecture en cas d’examen normal. Le programme, généralisé à la France entière (hors Mayotte) en 2004, vise à faire bénéficier chaque femme de la même garantie de qualité et de prise en charge et à fournir un égal accès au dépistage sur l’ensemble du territoire.

Posté par vretaux à 17:25 - Permalien [#]
17 novembre 2017

Mashup : moto + ski

Et là, vous savez quelle émission je regarde chaque soir ! ^^ Moto + ski ? Ca donne motoneige, pardi ! Je suis un aficionado des sports de glisse. Habituellement, je parcours les pistes de ski en snowboard, mais samedi dernier, je me suis laissé tenter par un tout autre type de locomotion, lors d'une randonnée en motoneige à Barèges. Je ne savais pas trop à quoi m'attendre, mais je dois dire que ça m'a beaucoup plu. Je craignais que le boucan de l'engin ne nuise à l'expérience, mais en fin de compte, j'ai vite compris que non. Dès que j'ai donné le premier coup d'accélérateur, en fait ! Nous étions cinq participants, et nous sommes partis alors que le jour déclinait. Au début, il m'a fallu un temps d'adaptation pour maîtriser l'engin. Ce n'est pas bien sorcier, pourtant : le frein se situe à gauche, l'accélérateur à droite... et c'est tout pour les commandes ! Mais il faut quand même le permis de conduire, car l'engin est puissant et particulièrement nerveux : il ne faut donc pas faire son johnny si on veut éviter les accidents. Dès que j'ai été plus à l'aise et que j'ai pu profiter du paysage, ça a été formidable. Puis les derniers rayons de lumière ont disparu, et la nuit est tombée. Je pensais que ce serait moins intéressant, mais ça a en fait été le contraire : la randonnée a alors pris une toute autre dimension. Je vous laisse imaginer la scène. Il y a la piste, la nuit, la lumière des phares arrière des autres conducteurs... et c'est tout ! Tout ce qui existe en dehors de cela n'est plus qu'un lointain souvenir. Ca a un côté presque onirique à vivre. Et on prend beaucoup de plaisir à explorer ce monde fait d'obscurité et de froid. Je n'avais jamais parcouru une piste de ski de nuit, et je dois dire que je ne m'attendais pas (mais alors, pas du tout !) à ce que ce soit aussi bien. Dire que j'ai failli opter pour une randonnée de jour ! ^^' En tout cas, si vous êtes comme moi à la recherche d'expériences inédites, je vous recommande vivement cette randonnée en motoneige à Barèges. C'est réellement une expérience unique. Retrouvez toutes les infos sur cette expérience de randonnée en motoneige à Barèges en suivant le lien.

motoneige5 (3)

Posté par vretaux à 13:05 - Permalien [#]
Tags : ,
06 octobre 2017

L'invisibilité sociale

Le regard porté sur autrui constitue l’un des véhicules les plus puissants des préjugés sociaux. Plus violent qu’une insulte, le regard qui se détourne peut manifester une volonté d’indifférence, le choix de ne pas reconnaître l’autre comme suffisamment digne d’être perçu. « Pour se rendre invisible, n’importe quel homme n’a pas de moyen plus sûr que de devenir pauvre » écrivait Simone Weil (1953). Cette auteure n’a eu de cesse d’essayer de comprendre le lien entre les conditions objectives d’existence, le regard porté sur l’individu, et celui que l’individu porte sur lui-même, cherchant à cerner ce cercle vicieux conduisant une partie des personnes pauvres à basculer dans la marginalisation sociale, parfois jusqu’à l’oubli, à la disparition sociale. Pour lutter contre l’invisibilité sociale, Simone Weil proposait non pas d’accorder plus de droits aux citoyens, comme on aurait pu s’y attendre, mais d’exiger d’eux plus de devoirs envers l’être humain (Janiaud, 2012). Obliger à agir ceux dont l’indifférence est la cause de l’invisibilité de certains, plutôt que d’attribuer aux invisibles des droits qu’ils n’ont déjà plus suffisamment de force pour revendiquer par eux-mêmes, telle était la volonté de Simone Weil. Mais l’invisibilité des pauvres n’est pas seulement sociale au sens strict du terme. De nombreux travaux ont contribué à promouvoir une interprétation plus large de ce phénomène. À l’invisibilité sociale se sont ajoutés l’invisibilité politique, l’invisibilité médiatique, ainsi qu’une forme d’oubli de certaines catégories de population par l’action publique (Beaud et al., 2006 ; Rosanvallon, 2014). Les invisibles seraient aussi ceux que les chercheurs n’étudient pas, ou peu, soit tous les groupes dont les difficultés spécifiques n’ont pas encore été analysées par les sciences sociales (Gatti, 2003). Ce caractère multidimensionnel évoque une « invisibilité sociétale » plutôt que sociale. Qu’elle soit sociale ou sociétale, l’invisibilité peut être subie ou choisie. Un tel choix s’effectue dans le cadre d’une stratégie offensive ou bien défensive. Ainsi, certaines catégories de la population organisent-elles fréquemment une forme d’invisibilité sociale, tel ce couple d’acteurs américains ayant acquis une demeure en Provence dans laquelle ils se rendent discrètement et dont ils ne sortent jamais, se rendant ainsi invisibles aux regards des habitants1 . Une telle stratégie revient à revendiquer un certain droit à l’oubli. À l’inverse, des personnes pauvres font le choix de cacher leurs difficultés à leur environnement social ou aux institutions, par crainte d’être stigmatisées. Cette invisibilité choisie témoigne d’une stratégie de résistance. L’invisibilité peut donc être sociale ou sociétale, subie ou choisie.

Posté par vretaux à 12:43 - Permalien [#]
07 septembre 2017

A Cape Town

Le mois dernier, j'ai participé à un séminaire à Cape Town sur le thème de l'écoute client. Et un intervenant nous a rappelé quelques règles indispensables pour soutenir cette fameuse écoute. Tout d'abord, il est important de faire un point sur le sujet. Écouter, ce n'est pas laisser le client ergoter dans un coin. C'est au contraire éplucher ce qu'il dit, lui poser des questions précises, s'intéresser à son historique. C'est également être à l'affût de ses réactions physiques. Les mimiques du visage et le ton de la voix peuvent être autant de signes révélateurs de ses pensées. Tous les commerciaux ne le comprennent pas forcément. Il faut donc mener un audit auprès d'eux pour voir ce qu'il en est. Et même si cet audit est positif, il vaut mieux prévenir que guérir, en organisant régulièrement des séancse de remise à niveau. On peut par exemple mener, tous les trimestres, des séances de formation d'une matinée pour creuser certains thèmes. Ces sessions de formation donnent à chaque participant la possibilité de cultiver une écoute active. Elles constituent en outre des moments ludiques, via des jeux de rôles, ce qui permet en général aux commerciaux de se retrouver et d'échanger sur leurs meilleures techniques. N'hésitez d'ailleurs pas à proposer aux meilleurs éléments d'assurer le rôle de formateurs : c'est une très bonne façon de reconnaître les plus appliqués. Il faut simplement prendre en compte les jalousies existant au sein de votre équipe avant de prendre une décision. Enfin, il peut être utile d'habituer vos commerciaux à de nouvelles techniques de communication. Des approches telles que la Process Com peuvent leur permettre de mieux se connaître en tant que commercial, et aussi, par là même, de mieux connaître leurs interlocuteurs. De même, il faut mettre sur pied un programme pour vérifier en pemanence la bonne écoute dont font preuve vos commerciaux, notamment en les encourageant à rentrer méthodiquement les données client dans les reportings. Autrement, j'ai bien aimé ce séminaire: l'équipe organisatrice était très efficace. Voilà l'agence qui nous l'a proposé, si vous souhaitez organiser un événement original. Encore plus d'information sur ce séminaire à Cape Town en surfant sur le site internet de l'organisateur.

Posté par vretaux à 13:14 - Permalien [#]
Tags : ,
02 août 2017

Oooh, pauvres petits chats malades...

Ils sont bien tristes, les chatons. Bien qu'ils aient accédé aux plus hautes fonctions, ils ne cessent de dégringoler dans les sondages. Reste à voir si, comme le dit le proverbe, les chats retombent toujours sur leurs pattes. Pas sûr...

Chaton Trump ne cesse d'accumuler les déboires, depuis son investiture. Son projet de mur n'est toujours pas financé, ses décrets migratoires sont dans une impasse, son abrogation de l'Obamacare est dans les choux, et les soupçons de collusion avec la Russie tournent en cercles de plus en plus serrés autour du locataire de la Maison-Blanche. Tout va si mal dans ce fameux bureau oval que Trump est contraint d'aller jouer au golf à son club très privé parce que la Maison Blanche "est un vrai dépotoir" (ou un "trou à rat, selon la manière dont on traduit le terme dump).

Et puis, plus près de nous, il y a le chaton Macron. Doit-on mettre les deux chatons sur le même plan ? Non, pas vraiment. Mais il ne faudrait pas non plus trop les séparer non plus. Tous deux ont été élus en faisant preuve de démagogie. Tous deux sont aussi immatures (une immaturité qui a bien transparu dans cette fameuse poignée de main entre les deux hommes : on est très loin du comportement de chefs d'Etat responsables !). Et tous deux attachent une énorme importance à l'image qu'ils renvoient. 

Là s'arrête la comparaison, cependant. Car Trump fait preuve d'une agressivité et d'une détermination frontale dans sa gestion du pouvoir. Chaton Macron, quant à lui, est plus prudent : il préfère envoyer d'autres au casse-pipe. Il l'avait déjà fait sous le gouvernement Hollande, en rédigeant un projet de loi travail qu'il a ensuite "généreusement" confié à Myriam El Khomri pour qu'elle aille en première ligne. Il le fait aujourd'hui encore, en se dédouanant de ses lieutenants sur la baisse des APL. Il les a vertement tancés sur le sujet, tonnant que c'était là "une connerie sans nom". Le gros mot dénote la fermeté dont le président sait faire preuve lorsque la situation l'exige. Mais cette réaction ne convainc pas. D'abord, elle est bien trop tardive. Ensuite, qui peut vraiment croire que cette mesure a été prise sans le chef de l'Etat ? Non, Macron a seulement, une fois de plus, envoyé au casse-pipe ses généraux. Pour tester les réactions, pour observer. Macron est à l'évidence un tacticien. Mais un tacticien dont les manoeuvres apparaissent aussi clairement, et aussi rapidement, témoigne d'un bien pauvre savoir-faire en la matière...

Posté par vretaux à 14:03 - Permalien [#]