En dehors de l’impact des variations de change entre l’euro et le dollar, les différents secteurs d’activité peuvent être plus ou moins exposés aux variations de change entre l’euro et les différentes monnaies selon l’origine géographique des concurrents. Concernant les entreprises françaises, on divise l’appartenance géographique des concurrents en trois zones : la zone euro, la zone dollar et la zone yen (constitué en fait uniquement du Japon). Outre le pays émetteur de la monnaie en question (zone euro, États-Unis et Japon), on regroupe les différents pays en zones d’influence. Cette répartition est faite ici de manière un peu arbitraire, mais en se basant sur l’accroche plus explicite des monnaies par rapport aux trois principales monnaies. À l’importation, l’exposition des différents secteurs est estimée simplement à partir de la structure des importations par pays ou zone d’origine. À l’exportation, l’intensité de la concurrence est calculée en deux étapes, selon un système dit à double pondération : on identifie d’abord le poids chaque concurrent sur chacun des marchés à l’exportation de la France, puis on pondère par le poids de chaque marché dans les exportations françaises. À l’exportation, les entreprises françaises sont plutôt confrontées, en moyenne, à des concurrents de la zone euro, surtout lorsque l’on utilise ce terme dans une acception plus large c’est-à-dire en intégrant des pays dont la monnaie est plus ou moins explicitement rattachée à l’euro Parmi les secteurs les plus soumis à la concurrence de la zone dollar figurent à la fois des secteurs de haute technologie (armement, aéronautique, filière électronique), mais aussi des secteurs plus traditionnels en liaison avec le poids des pays émergents. Dans des secteurs de moyenne technologie, la concurrence reste surtout européenne (automobile, certaines branches de la filière mécanique). Le Japon est un concurrent important dans quelques secteurs (optique, machines-outils). Sur le marché intérieur, la structure de la concurrence est assez proche de celle observée sur les marchés tiers.