Spéciale, cette présidentielle. Nos politiques français ont fait de l'immoralité et des outrances un principe de vie. J'entends bien que cela ne concerne pas tous les politiques, bien sûr. Cela dit, ceux qui repoussent chaque jour les limites de l'immoralité se trouvent être les premiers représentants de leur parti. Ça ne vous gêne pas, vous ? La semaine dernière encore, j'ai participé à un incentive à Chicago où j'ai médité ce sujet avec une poignée de collègues ; et même si nous avions des idées politiques de toutes sortes, nous étions tous impressionnés par les dernières dérives auxquelles nous avons assisté. Il y a tellement d'exemples possibles qu'on ne sait lesquels choisir; en fait ! François Fillon qui diffame chaque jour Hollande, qui selon lui tirerait les ficelles et aurait commandé ses déboires judiciaires. Il a redemandé qu'une enquête soit menée sur les déclarations du livre « Bienvenue Place Beauvau », sur lequel il se base pour dénoncer la réalité d'un « cabinet noir » qui veut sa perte à tout prix. Peu importe que les auteurs du livre aient enquêté des années durant et eux-mêmes statué qu'un tel cabinet n'existe pas : cela n'empêche pas Fillon de maintenir ses accusations gratuites. Marine Le Pen pousse le bouchon encore plus loin : elle a fait de la dénonciation du complot politico-médiatique sa marque de fabrique. Des courriers adressés à la présidente du Front national attestent du fait qu'elle n'ignorait rien du système qui avait été mis en place (quant aux emplois fictifs d'attachés parlementaires). Mais ses électeurs ne sont pas plus choqués que ça. Ce qui lui donne l'occasion d'aller toujours plus loin dans ses attaques. Il suffit de voir ce qu'elle a fait pendant la perquisition de février dernier au siège du FN. Les rapports des policiers établissent que celle qui souhaite représenter les français a tout filmé, souriant à l'idée de pouvoir « alimenter de vidéos les réseaux sociaux. » Non seulement elle n'a pas obéi à l'injonction des policiers quand ils lui ont demandé d'arrêter, mais elle a logé son téléphone portable sur sa poitrine de façon qu'il puisse continuer à filmer, puis a demandé aux inspecteurs d'un air ironique s'ils allaient oser venir le chercher. Si c'est pas beau, ça... Au passage, cet incentive à Chicago m'a beaucoup plu. Voici l'agence qui l'a animé, si ça vous intéresse. Davantage d'information sur cette activité incentive aux USA en cliquant sur le site internet de l'organisateur.